1. Cette fois, il a voté!
Alors qu'il n'avait pas voté le 6 novembre, jeudi, Lionel Jospin s'est rendu à 18h45 au local PS du XVIIIe arrondissement pour voter Martine Aubry. A la sortie des urnes il ne cache pas son amertume:
"Personnellement j'aurais souhaité voter pour Bertrand Delanoë au premier secrétariat. Je pense qu'il était le mieux qualifié pour faire ce travail dans les deux
ou trois ans qui viennent. Pour autant ce soir j'ai voté (...) pour Martine Aubry au plan national"
"Au congrès s'est dessinée une majorité potentielle très large pour une orientation politique, même si elle n'a pas été malheureusement concrétisée. Je pense donc qu'il vaut mieux que le Premier secrétaire qui dirigera le parti dans les trois ans qui viennent soit
à l'unisson de cette orientation qui a été dégagée par les militants"
2. Le parallèle douteux
Au sujet de Royal, l'ex-premier ministre cogne fort : "Dans le socialisme, les 'néos', ceux qui ont été
contre le vieux et pour le neuf, n'ont pas toujours laissé de très bons souvenirs"
Une allusion aux néo-socialistes des années 30, dont certains derrière Marcel Déat, optèrent pendant l'occupation pour la collaboration totale avec l'Allemagne
nazie.
"Le sujet n'est pas vieux ou nouveau, le sujet c'est à mon avis plutôt une question d'authenticité", a conclu
Lionel Jospin.
3. "Si cela est vrai, ce n'est pas à son
honneur"
Ce vendredi matin, Vincent Peillon a réagi aux propos tenus par Lionel Jospin. Pour le lieutenant de Ségolène Royal, "si cela est vrai, ce n'est pas à son honneur".