Le maire de Lyon Gérard Collomb annonce dans un entretien au mensuel Lyon Mag qu'avec les "grands élus" proches de lui, il ne
soutiendra "ni Royal ni Delanoë" pour le poste de premier secrétaire du PS, refusant "de choisir entre des présidentiables" au congrès de novembre.
Dans cette interview mise sur le site internet du journal, M. Collomb déclare qu'avec les élus marseillais Jean-Noël Guérini et
bordelais Vincent Feltesse, et tous les autres signataires de sa contribution pour le congrès, il fera "tout pour que le premier secrétaire qui succédera à François Hollande ne soit
pas le prochain candidat PS à l'élection présidentielle".
"Car, explique-t-il, il serait aussitôt attaqué par tous ses concurrents et il arriverait totalement épuisé à la prochaine
présidentielle! C'est pour ça qu'on préfère attendre 2011 pour désigner notre candidat en organisant des primaires".
Interrogé pour savoir qui il soutiendrait pour le poste de premier secrétaire, le maire et président de la communauté urbaine de
Lyon répond : "Ni Royal ni Delanoë pour éviter justement ce scénario. Même si l'entourage de ces deux candidats fait courir la rumeur qu'on les soutient! Ce qui est déjà un signe
qu'on nous prête une certaine influence. Mais on refuse de choisir entre des présidentiables. Au contraire, il faut renouveler les équipes. Voilà pourquoi on ne soutiendra pas un
éléphant du PS mais plutôt un éléphanteau..."
Néanmoins, M. Collomb "leur lance un appel à une alliance des réformistes pour déposer une motion commune à ce congrès du PS en
réalisant une synthèse de (leurs) différentes contributions".
Le sénateur PS précise qu'"aucun des sept principaux signataires de (sa) contribution ne rêve d'un destin national". "A commencer
par moi. Je ne souhaite pas être premier secrétaire du PS, ni candidat à la prochaine élection présidentielle de 2012", affirme-t-il.
M. Collomb défend une orientation réformatrice. "Nous sommes avant tout des réalistes qui voient le monde tel qu'il est, et non tel
qu'on voudrait qu'il soit ! Mais on est aussi des réformistes car on estime qu'on peut agir pour améliorer les choses. A condition de partir sur des bases nouvelles".
Source : AFP