L'importance d'adhérer au PS
Dans quelques semaines, nous aurons à faire des choix importants.
Ils porteront sur l'orientation de notre parti, sur son leader, lors du congrès de novembre.
Il est d'une importance capitale que les sympathisants soient acteurs des choix que le parti socialiste va faire.
Cependant les militants sont les seuls qui ont le droit de vote lors des congrès, et non les sympathisants, bien que membres indispensables aux changements à venir.
Je ne peux qu'encourager tous ces sympathisants à devenir adhérents, et à venir soutenir Ségolène car c'est l'avenir du parti qui est en jeu, et au-delà, l'avenir de notre pays.
Prenez votre carte, venez voter pour le projet novateur, imaginatif et cohérent au service des français. Un projet
d'espérance plus proche de vos attentes personnelles, celles de proches, mais aussi de tous ceux qui sont exclus par la politique actuelle.
Votre vote et votre opinion sont importants.
A vous de jouer! L’union fait la force. Unissons nous derrière la Première opposante à Nicolas Sarkozy
Soutenez Ségolène Royal
Par Nicolas Cadène Agoravox
Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox, le journal média citoyen qui vous donne la parole.
La réforme des institutions est tout simplement un renforcement de la "monocratie" et contient des dispositions contraires aux principes fondamentaux de tout régime démocratique.
1- En plus du gouvernement, c'est la majorité qui aura la maîtrise de l'ordre du jour au Parlement : concrètement, l'opposition aura un jour pour trois semaines, à partager avec les centristes (NC et UC)... qui sont alliés à l'UMP.
2- Le pouvoir de nomination de l'exécutif (sur des postes très variés) ne sera pas contrôlable : ce qui est concédé au Parlement est un droit de veto impossible à mettre en œuvre (il faut une majorité des 3/5e des membres d'une commission parlementaire - impossible pour toute l'opposition réunie - pour refuser une nomination...).
3- Possibilité sera donnée au président de la République de s’exprimer devant le Parlement réunit en Congrès à Versailles, sans aucun débat, sans aucune opposition possible : c'est une façon d'organiser pour Nicolas Sarkozy devant sa majorité son auto-promotion, son plébiscite. Comme l'a rappelé Robert Badinter, "le président présentera un bilan flatteur de son action et fera acclamer par sa majorité son programme de gouvernement".
4- Il y aura une minorité de magistrats au Conseil supérieur de la magistrature et une majorité de personnalités extérieures, nommés directement par le pouvoir : l'indépendance de la justice est morte, ce qui est contraire à tout régime démocratique. Cette seule disposition devrait rendre cette réforme impossible, puisque s'opposant à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 (article 16 : "Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution").
5- Le Conseil constitutionnel (dont tous les membres sont à droite sauf un) va être l’instance suprême, avec le même mode de nomination qui va demeurer : le contrôle de la droite sera total.
6- Le mode de scrutin du Sénat ne sera pas modifié et une majorité à droite dans la "haute assemblée" sera donc toujours garantie, alors même que l'ensemble des collectivités territoriales (qu'elle est censée représenter) est majoritairement à gauche.
Jamais le pouvoir national n'a été autant concentré (Sénat, Assemblée nationale, Conseil constitutionnel, CSA, large majorité des autorités administratives "indépendantes", sont à droite - la gauche n'a jamais été majoritaire au Sénat, même sous F. Mitterrand), jamais une réforme institutionnelle n'a autant soutenu le pouvoir de la seule majorité au détriment de l'opposition.
Nicolas Cadène