Jeudi 10 juillet 2008
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Le P.S. doit régler une querelle, qui agite le parti depuis un siècle, et choisir entre deux
options :
- Soit la rupture avec le capitalisme.
- Soit la régulation de l’économie de marché.
S’il choisit la première solution c’est l’égalité par le bas pour le peuple, et les privilèges pour les
« socialistes » qui gouverneront. (Car il n’y pas sur terre les riches et les pauvres, les gens de droite et les gens de gauche, il y a les Hommes bons, honnêtes, justes, et les
salopards. Oui il y a des salopards au P.S. comme partout. J’en ai connu. Il y a aussi des hommes bien, juste, honnêtes, chez les riches.
Ce qui est sûr c’est que cette première solution entraînera aussi la France vers de très grandes difficultés économiques. C’est la solution déjà tentée en 1981 et
abandonnée en 1983, après plusieurs dévaluations du franc, et les salaires bloqués. (C’est l’époque du début de l’endettement de la France. Merci la gauche unie).
Avec la solution de la rupture avec le capitalisme, il faudra que la droite fasse beaucoup de monstrueuses bêtises, pour que la gauche gagne une
présidentiel.
S’il choisit la deuxième solution c’est la création de richesses, avec toujours des riches, des grandes fortunes,
de l’injustice, de la concurrence, le pain gagné à la sueur du front. Oui cela est vrai. Mais aussi, c’est la certitude, d’avoir une société globalement créatrice de richesses, gérée par une
gauche soucieuse de solidarité, du long terme, de l’intérêt du plus grand nombre, un peu moins injuste, moins dure aux plus défavorisés, et toujours assez confortable aux classes moyennes. C’est
ce que font beaucoup de municipalités de gauche.
Une société vivable, acceptable. Un chemin vers l’idéal. Entre les deux solutions toute personne de bon sens et de sagesse, dans la situation actuelle, dans la
mondialisation actuelle, n’hésitent pas. Des utopistes il en faut à la gauche, mais il ne faut pas leur donner le pouvoir, ils n’ont pas souvent les pieds sur terre, mais ils ont leur utilité.
Ils sont des gardes-fous et méritent le respect.
J’aime cette citation : « Si habile qu’on soit, on ne réussit pas à se mentir sans fin ; l’on se lasse, ou les évènement se chargent de nous ouvrir
les yeux ».
Le P.S. est le seul Parti socialiste européen qui n’a pas encore fait sa révolution. Il n’a pas encore totalement clarifié ses choix sur la mondialisation et sur
l’Europe. Il doit choisir.
Pierre MICOUD
Trésorier de section PS
DA Haute-Savoie